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- 13.9.2009: A l'équipe des Défis du Samedi
- 4.5.2009: Poussette
- 27.4.2009: Chihuahua et Rita
- 27.4.2009: Le grand bagnard
- 11.4.2009: Soif !
- 8.4.2009: Numéro de cirque
- 29.3.2009: Dans le square, les arbres sont couchés...
- 21.3.2009: Le buvard SITAR
- 19.3.2009: La plume sergent major
- 18.3.2009: Cartouches
Blogroll
Souvenirs
A l’équipe des Défis du Samedi
13.9.2009 par Zeph.
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Poussette
4.5.2009 par Zeph.
Marie-Floraline m’a rappelé les vieilles poussettes !

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Chihuahua et Rita
27.4.2009 par Zeph.
Les exercices d’écriture rencontrés sur le blog de Stipe me font rire. (J’aime les exercices d’écriture qui me font rire) Le dernier en date est le suivant :Votre histoire (nouvelle, pièce en quatre actes, sonnet…) devra obligatoirement commencer par la phrase suivante :
>>> Elle s’ennuyait, à crier. <<<
vous prendrez grand soin de caser de façon plus ou moins outrecuidante TOUS les mots suivants, dans l’ordre qui vous chantera :
* Amidonner
* Angora
* Bissextile
* Bon au porteur
* Boulodrome
* Califourchon
* Carpette
* Cathédrale
* Chihuahua
* Cuniculture
* Foulard
* Friteuse
* Gérontophobe
* Hermétique
* Mâchicoulis
* Malfaçon
* Ostréiculteur
* Paprika
* Paroissien(ne)
* Péripéties
* Petite jupe noire
* Procrastination
* Râble
* Renoncules
* Rhododendron
* Sarabande
* Sublimation
* Tohu-bohu
* Trublion
* Tubulaire
* Ubuesque
* Vinyle
* Virtuose
Et puis, tant que nous y sommes, les expressions suivantes :
- Rita, donne-moi ton coeur
- Casser sa pipe
- Passer l’arme à gauche
- Ça ne mange pas de pain
- A force de volonté
- Mon royaume pour un… (compléter au choix)
- Conter fleurette
- Autant que faire se peut
- Moi, j’dis ça, j’dis rien
- Bon an, mal an
- Bander comme un pendu
- Dame oui !
- Grand bien te fasse
On peut conjuguer les verbes, mettre les noms et adjectifs au pluriel, bien entendu.
Vous veillerez à inclure dans votre texte les quatre situations indiquées ci-dessous. Comme il vous plaira.
Vous pouvez les mentionner brièvement, vous y attarder, en faire toute une histoire, le lapin peut être russe, le mariage orthodoxe ou pas, le métro aérien, le couple légitime.
Hopla.
- décès d’un petit lapin
- mariage en province
- incident technique dans le métropolitain (ou RER)
- couple surpris dans l’exercice de ses fonctions
MON TEXTE :
Elle s’ennuyait, à crier.
Jusqu’au jour où elle rencontra Chihuahua qui lui dit : Rita, donne-moi ton cœur. Oublie ta petite jupe noire amidonnée et ton foulard en vinyle qui sent la friteuse, je t’offre mon royaume pour un peu de sarabande et de sublimation. Foin de procrastination, je ne vais pas t’offrir un bouquet de renoncules et de rhododendrons, j’aimerais vivre avec toi quelques péripéties de trublion avant de casser ma pipe.
C’était ubuesque, mais qu’il veuille conter fleurette avant de passer l’arme à gauche ne surprit pas Rita, plus adepte du cunnilingus que de la cuniculture depuis le décès d’un petit lapin. Elle n’était pas gérontophobe ni hermétique aux ostréiculteurs bourrés de bons au porteur.
Elle pensait que Chihuahua devait être un paroissien plus souvent à califourchon sur le boulodrome qu’adepte de tohu-bohu sur la carpette. Son couple n’avait pas été surpris souvent dans l’exercice de ses fonctions. Bon an, mal an, il ne lui tomberait sur le râble que les années bissextiles, autant que faire se peut, et à force de volonté.
Après tout, se dit-elle, grand bien lui fasse. Ça ne mange pas de pain.
Comme elle se trompait !
Lorsqu’elle lui montra sa chatte angora, il sortit un paprika tubulaire sans malfaçon qui bandait comme un pendu. Il réussit même, lors d’un incident technique dans le métropolitain, à lui faire le coup des mâchicoulis qui la fit monter en cathédrale. Un virtuose, ce Chihuahua. Dame oui !
Enfin, moi, j’dis ça, j’dis rien. Toujours est-il que le mariage eut lieu quelques jours plus tard en province.
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Le grand bagnard
27.4.2009 par Zeph.
Le blog “Ecriture créative” nous propose un exercice consistant à passer du conte traditionnel au conte parodique.
Les détails de la consigne en suivant ce lien…
Mon texte :
Il était une fois un grand garçon qui habitait une grande ville, le plus laid qu’on eût su voir ; son père en avait honte, et son grand-père regrettait qu’on ne l’ait pas noyé à la naissance. Il ne s’habillait qu’avec les vieux vêtements de son père, évadé de prison, qui l’enlaidissaient davantage si bien, que partout on l’appelait Grand bagnard.
Un jour son père ayant refroidi un policier et fait un casse, lui dit :
- va trouver le vieux, car on m’a dit qu’il avait une planque, porte-lui les biffetons et le flingue du poulet.
Le grand dadais prit tout son temps pour rejoindre le croulant qui habitait juste en face car il en avait marre qu’on lui file toujours les sales besognes. En traversant la rue, il tomba sur un voyou, qui eut bien envie de lui piquer sa valise ; mais il n’osa, à cause d’un gardien de la paix qui passait juste à ce moment là. Il lui demanda d’où il venait ; Grand bagnard, qui avait reconnu le petit voyou, lui dit
- non, non, je ne viens pas de chez mon vieux qui a toujours chez lui l’oseille et le pétard du flic qu’il a dessoudé et qui aurait bien voulu s’en débarrasser chez grand papa.
- demeure-t-il loin d’ici ? lui demanda le voyou.
- oh ! Non, dit le grand bagnard ideux, il habite au dernier étage de l’immeuble juste derrière moi.
- eh bien, dit le petit voyou, si tu ne sors pas de chez ton vieux, il doit s’ennuyer ; je veux l’aller voir.
Le petit voyou fit semblant de ne pas se rendre chez le vieux, et grand bagnard fit semblant d’aller chez son odieux grand père, s’amusant à faire des bulles avec son chewing-gum, à sauter à pieds joints sur les dalles du trottoir, et à faire des grimaces aux filles affolées qu’il rencontrait.
Le voyou chercha longtemps la chambre de bonne qu’occupait le paternel et entra sans frapper.
Le petit voyou gagna ainsi beaucoup de temps, n’ayant pas à dire au paternel ce qu’il venait faire ici ni à faire choir une improbable bobinette.
Il ne mangea pas le vieux mais l’attacha sur une chaise et le tabassa pour savoir où il planquait l’argent du casse.- efbèce d’idiot, lui dit le paternel tout récemment édenté, grand fagnard fort de gé moi pour le blanguer gé mon bère jufte en fa.
Le voyou ne se coucha pas dans le lit du vieux et couru chez le grand père.
Toc, toc.
- qui est là ?
- Grand bagnard dit le petit voyou en déguisant sa voix. Je vous apporte les biftons du dernier casse de papa.
Le grand père lui cria :
- parle plus bas, espèce de grand imbécile, et entre ; la porte n’a pas de chevillette.
Le grand père subit le même sort que le père.
Le petit voyou fut bien étonné de ne pas trouver Grand bagnard. Il dit :
- Grand père, où est passé Grand bagnard ?
- Je ne l’ai pas vu aujourd’hui, répondit l’ancêtre.
- Grand père, où est passé le magot ?
- Je ne fais mè pas de guoi du barles, balbutia l’ancêtre.
- Grand père, qu’as-tu fait du pistolet du poulet ?
- é ne manj gue du boiffon, gargouilla l’ancêtre.
- Grand père, tu ne pourras même plus manger de purée si tu t’obstines. Et en disant ces mots, ce méchant voyou dût se rendre à l’évidence : Grand bagnard les avait tous possédés.
Moralité : Si tu chauffes le laid trop longtemps, il déborde.
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Soif !
11.4.2009 par Zeph.
…tel était le dernier défi du samedi…

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Numéro de cirque
8.4.2009 par Zeph.
Les exercices d’écriture rencontrés sur le blog de Stipe me font rire. (J’aime les exercices d’écriture qui me font rire)
Le dernier en date est le suivant :
Votre histoire (nouvelle, pièce en quatre actes, sonnet, pamphlet…) devra obligatoirement commencer par la phrase suivante :
Cette boîte était manifestement trop petite pour elle
Vous prendrez grand soin de caser de façon plus ou moins outrecuidante TOUS les mots suivants, dans l’ordre qui vous chantera :
* Aimer
* Anticonstitutionnellement
* Apprendre
* Bredouiller
* Caniche
* Cheveux
* Escarpolette
* Forain
* Foutage de gueule
* Glisser
* Ictérique
* Mordre
* Mortadelle
* Mouche-nez
* Photo
* Sentir
* Trembler
Et puis, tant que nous y sommes, les expressions suivantes :
- A qui mieux-mieux
- C’est pas le Pérou
- Mal y soit qui mal y baise
- Telle mère telle fille
- L’oeil du sourd est normal
On peut conjuguer les verbes, mettre les noms et adjectifs au pluriel, bien entendu.
MON TEXTE :
─ Cette boîte était manifestement trop petite pour elle, bredouilla le dresseur de caniches.
Sa voix tremblait et il sentait monter en lui la bile et une envie de mordre à qui mieux-mieux.
─ D’accord, c’est pas le Pérou, concéda la fille obstinée, en soutenant son regard réprobateur. Mais on aurait pu y glisser une photo, des cheveux, un mouche-nez ou même une tranche de Mortadelle pour attirer la chienne.
─ Foutage de gueule, reprit le forain ictérique. Telle mère telle fille. Je n’aime pas apprendre que mes chiens sauteront dans une boite trop petite depuis l’escarpolette quand ils entendront le mot anticonstitutionnellement. Mal y soit qui mal y baise !
Moralité : Quand il ne veut pas entendre vos arguments, l’œil du sourd est normal.
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Dans le square, les arbres sont couchés…
29.3.2009 par Zeph.
Les exercices d’écriture rencontrés sur le blog de Stipe me font rire. (J’aime les exercices d’écriture qui me font rire)
Le dernier en date est le suivant :
Votre histoire (nouvelle, pièce en quatre actes, sonnet, pamphlet…) devra obligatoirement commencer par la phrase suivante : Dans le square les arbres sont couchés.
Vous prendrez grand soin de caser de façon plus ou moins outrecuidante TOUS les mots suivants, dans l’ordre qui vous chantera :
* Crochet
* Chevaucher
* Complication
* Dictionnaire
* Gondolé
* Hématome
* Imprudence
* Inopérant
* Onduler
* Pantelant
* Reblochon
* Vétérinaire
Et puis, tant que nous y sommes, les expressions suivantes :
* Les fondements sont sains
* A plates coutures
* Entre la poire et le fromage
* Les dés sont pipés
* On n’emmène pas des saucisses quand on va à Francfort
On peut conjuguer les verbes, mettre les noms et adjectifs au pluriel, bien entendu. Vous veillerez à inclure dans votre texte les situations indiquées ci-dessous. Vous pouvez les mentionner brièvement ou vous y attarder.
>> Faire intervenir Yuri Gagarine.
>> Insérer un SMS.
Ouf !
———————————
Voici ma copie :
Dans le square les arbres sont couchés. Battus à plates coutures par la tempête, ils ondulent. Yuri Gagarine, couvert d’hématomes et pantelant, envoie un SOS par SMS au capitaine Crochet.
« Ai rencontré de graves complications au cours de ma livraison de dictionnaires en Allemagne. Si les fondements sont sains, les dés sont pipés avec l’équipage de vieilles rosses que j’ai dû chevaucher.
Le vétérinaire, dérangé par imprudence entre la poire et le fromage (du Reblochon, je crois), a été inopérant et s’est gondolé. Il m’a dit qu’on n’emmène pas des saucisses quand on va à Francfort. »
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Le buvard SITAR
21.3.2009 par Zeph.
Dans ma précédente note relative aux sergents major, j’évoquais l’absolue nécessité d’être bien pourvu en buvards afin d’éponger les flots d’encre violette qui s’échappaient de nos plumes maladroites.
Nous en faisions collection et j’étais très envieux des buvards de mes petits camarades car, personnellement, j’avais toujours les mêmes buvards : les buvards SITAR. L’entreprise paternelle, comme les autres, avait son propre buvard. J’en étais abondamment pourvu et je me devais naturellement de les utiliser.
Les buvards ont disparus en même temps que nos plumes sergent major. On ne les trouve plus que sur les sites de vente aux enchères où ils atteignent des prix stupéfiants.

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La plume sergent major
19.3.2009 par Zeph.

Nous écrivions avec des plumes sergent major et en avions toujours deux ou trois dans notre plumier, en cas de rupture ou de contrariétés diverses.
On ne finasse pas longtemps avec la plume sergent major. Il faut lui obéir et faire les pleins et les déliés comme elle l’exige. A défaut, c’est le pâté assuré, la giclure, le dérapage ou la glissade incontrôlée sur le papier glacé.
Il ne faut pas davantage la charger d’encre exagérément. La plume sergent major aime la légèreté. Elle se déleste rapidement sur votre cahier de la goutte excédentaire. Ecrire nécessitait par conséquent de nombreuses allées et venues de la plume entre le cahier et le petit encrier en verre ou en porcelaine blanche enchâssé dans le trou aménagé à cet effet à l’angle droit du bureau d’école.
Les premières lettres sont bien grasses, et nécessiteront tôt ou tard la salutaire intervention du buvard. Rapidement, les suivantes sont de plus en plus pâles jusqu’à devenir exsangues. Bientôt ne subsiste plus que la trace des deux pointes de la plume. Il faut la recharger en belle encre violette – avec modération - afin d’écrire quelques mots supplémentaires.
Pour ne pas imprimer ce que l’on vient d’écrire sur la paume de sa propre main ou lorsque l’on va tourner la page, l’intervention du buvard est obligatoire. Son maniement demande, lui aussi, beaucoup d’agilité et d’adresse. Appliquer le buvard trop fortement sur l’encre risque de l’étaler autour de la ligne et de créer une brume violette sur le sujet, le verbe ou le complément d’objet, que ce dernier soit direct ou indirect. La plus grande retenue est de mise et si le plein de la lettre est trop frais, il est recommandé d’utiliser un coin du buvard pour éponger les excès. Les déliés appellent moins de précautions mais ils sont si proches des pleins qu’on ne peut les ignorer totalement lors du traitement.
Tirer un trait sur le cahier à l’aide de la plume sergent major et la règle en bois exige un œil vif, une main sûre, du sang froid et une grande maîtrise de soi. Il convient, en effet, de maintenir un espace constant et régulier entre la plume et la règle. A défaut, l’encre en profitera pour inonder la règle ou, bien pire, s’infiltrer entre celle-ci et la feuille de papier.
Pour ne pas vous lasser davantage, je repose la plume dans le… plumier. Mais attention ! L’encre sèche sur la plume et l’encrasse. L’usage du petit chiffon pour nettoyer la plume sergent major après la pose du point final est par conséquent fortement conseillé.
Ces exercices de tortures ne sont plus pratiqués que par les amoureux de calligraphie.
Aucun doute : le passage de la plume sergent major au clavier d’ordinateur - en passant par le stylo à bille – fait partie des évolutions les plus spectaculaires vécues par les anciens d’avant guerre et les papy-boomers.
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Cartouches
18.3.2009 par Zeph.
Maman avait un magnifique stylo-encre qui faisait mon admiration. Elle s’en servait pour m’écrire lorsque j’étais pensionnaire.
Le plus formidable était que ce stylo fonctionnait avec des cartouches d’encre en verre qui étaient fermées avec de minuscules bouchons de liège.
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